Art et perception dans l'art contemporain

Nature et perception dans l’art contemporain Une grande particularité de l’art moderne est d’avoir, sous la poussée des avant-gardes, ouvert le champ artistique au-delà de la représentation, de l’imitation et du champ de l’objet artistique. L’art – tout du moins la peinture et la sculpture – a fini par dépasser son propre cadre pour tenter d’interagir avec le “regardeur” en sollicitant son champ perceptif, qu’il s’agisse du regard comme du toucher, ou de la notion d’espace et de temps. Ce n’est évidemment pas une idée complètement inconnue des formes d’expressions antérieures puisque le théâtre, l’architecture, et plus proches de nous, les problématiques soulevées par “l’œuvre d’art totale” (Wagner) mais aussi les impressionnistes, avaient déjà abordé ce sujet. On assiste néanmoins à un retour de la Nature, de la relation de l’homme à cette dernière, souvent pour remettre en cause nos grilles de lecture ou encore dans un va-et-vient ironique ou désenchanté de l’artificiel au naturel, comme dans le cas de Giuseppe Penone. D’autres artistes comme Marie Luce Nadal ou Theo Jansen s’évertuent à isoler les éléments à travers des mécanismes ouvertement minimalistes. Henrique Oliveira, au travail fascinant, réintroduit la puissance débordante d’un nature déracinée à travers des installations qui peuplent les espaces de racines et autres branches et troncs d’arbres factices.


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