Christian Boltanski, les catacombes du cœur

 

Christian Boltanski a toujours fait de l’absence le centre de sa démarche. Toutes les traces de la mémoire, photographies, objets perdus et exhumés de l’oubli sont pour lui autant de signes qu’il célèbre dans des reliquaires profanes ou des autobiographies fictives . Il nous amène alors à constater que ces empreintes mémorielles soulignent davantage l’absence que la présence.

L’autre facette du travail de Boltanski est l’appropriation par identification de ces marques du passé. C’est le propos des reliquaires composés de photographies d’anonymes qu’il fait siennes.

Ici la plasticien français inverse la démarche, il nous fait écouter les battements de son cœur dans un couloir sombre éclairé par intermittence d’une faible ampoule.

Il nous convie donc à une identification sous forme de « Memento Mori » où l’histoire collective —les catacombes, le rappel de la Shoah— et individuelle se recoupent.

Source: Artefields.