Wolgang Tillmans

Wolgang Tillmans est un photographe plasticien allemand.

Il se démarque notablement des photographes les plus réputés de son pays notamment ceux qui sont affiliés de près ou de loin à la photographie objectif et l’école de Dusseldorf. Parmi les plus en vue on peut citer Thomas Ruff, Gursky, Candida Hofer, etc.

Wolfgang Tillmans pratique une photographie crue un peu dans la lignée de Nan Golding mais avec une rudesse assez proche finalement de l’esthétique distanciée de l’école allemande.

En outre le milieu social qu’il décrit est plus ou moins celui de la “jet set”. Il ressort des clichés de Tillmans un sentiment de vacuité tempéré par des moments de contemplation quand il se livre, entre autres, à des expérimentations abstraites.

L’article ci-dessous de Judith Benhamou-huet pour les Echos donne un assez bon aperçu du parcours du plasticien allemand:

 

Wolfgang Tillmans, superstar de l’art contemporain

Le génie de certains artistes consiste à vous obliger à vraiment regarder ce qu’ils ont à montrer. C’est le cas de l’Allemand installé à Londres Wolfgang Tillmans (né en 1968), lauréat en 2000 du Turner Prize. S’il reste encore peu connu en France, il est devenu, à juste titre, une des superstars de l’art contemporain international. Il est en ce moment l’objet d’une exposition à la Tate Modern de Londres et d’une autre qui vient d’être inaugurée, importante aussi en qualité comme en quantité (200 oeuvres), à la Fondation Beyeler de Bâle. Il est aussi présent dans le pavillon international de la Biennale de Venise et une salle entière lui est consacrée à Paris, au Grand Palais, dans l’exposition de Laurent Le Bon sur le sujet des jardins (jusqu’au 24 juillet).

Selon Tillmans, l’exposition anglaise montre l’état du monde aujourd’hui depuis la guerre en Irak, il y a quatorze ans. L’expo bâloise consiste davantage en une exploration intime qui commence avec un autoportrait dessiné de 1986 jusqu’à ses dernières photos. « La production de Wolfgang incarne parfaitement les images de notre époque. Il y a une unanimité des critiques au sujet de son importance pour le XXIe siècle », affirme Samuel Keller, le patron de la Fondation Beyeler, qui consacre pour la première fois l’intégralité de ses espaces à un photographe. Wolfgang Tillmans a d’abord marqué en peuplant ses photographies de scènes d’une jeunesse trash – la sienne. Mais, rapidement, il s’est révélé, en élargissant son style et son répertoire.

Le génie de certains artistes consiste à vous obliger à vraiment regarder ce qu’ils ont à montrer. C’est le cas de l’Allemand installé à Londres Wolfgang Tillmans (né en 1968), lauréat en 2000 du Turner Prize. S’il reste encore peu connu en France, il est devenu, à juste titre, une des superstars de l’art contemporain international. Il est en ce moment l’objet d’une exposition à la Tate Modern de Londres et d’une autre qui vient d’être inaugurée, importante aussi en qualité comme en quantité (200 oeuvres), à la Fondation Beyeler de Bâle. Il est aussi présent dans le pavillon international de la Biennale de Venise et une salle entière lui est consacrée à Paris, au Grand Palais, dans l’exposition de Laurent Le Bon sur le sujet des jardins (jusqu’au 24 juillet).

Selon Tillmans, l’exposition anglaise montre l’état du monde aujourd’hui depuis la guerre en Irak, il y a quatorze ans. L’expo bâloise consiste davantage en une exploration intime qui commence avec un autoportrait dessiné de 1986 jusqu’à ses dernières photos. « La production de Wolfgang incarne parfaitement les images de notre époque. Il y a une unanimité des critiques au sujet de son importance pour le XXIe siècle », affirme Samuel Keller, le patron de la Fondation Beyeler, qui consacre pour la première fois l’intégralité de ses espaces à un photographe. Wolfgang Tillmans a d’abord marqué en peuplant ses photographies de scènes d’une jeunesse trash – la sienne. Mais, rapidement, il s’est révélé, en élargissant son style et son répertoire.[…]


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